jeudi 13 mars 2008

Errachidia: 5ème édition du Festival des musiques du désert

Tout en originalité et avec un concept inédit, une musique de qualité et un paysage des plus féeriques, la 5-ème édition du Festival des musiques du désert se tiendra, du 09 au 12 mai prochain à Errachidia, avec la participation de troupes et de musiciens marocains et étrangers, a-t-on appris, mercredi, auprès de la section locale du Centre Tarik Ibn Zyad (CTIZ), initiateur de cet évènement artistique de taille.

Festival des musiques du désert Ce festival, unique en Afrique, est devenu au fil des années un rendez-vous incontournable où se joint l'utile à l'agréable, sachant qu'il allie à la fois magie du spectacle et promotion touristique du Tafilalet qui dispose d'atouts inestimables, a souligné dans une déclaration à la MAP, M. Mustapha Tilioua, directeur du Festival et de la section Errachidia du CTIZ.

Cet événement artistique, a-t-il indiqué, permettra au grand public de découvrir un large éventail de rythmes musicaux et d'instruments et de voyager à travers une mosaïque de cultures et de coutumes qui ont toutefois de commun, le désert et son étendue.

Le public aura ainsi à savourer des rythmes multiples et à explorer les univers où le sens profond de la poésie et les partitions cadencées de musique sont une douce réponse à l'âpreté du désert.

Au programme de cette édition, figurent des soirées artistiques avec la participation de troupes marocaines et étrangères venant de Jordanie, d'Arabie Saoudite, d'Angola, du Mali, d'Espagne et d'Egypte.

L'organisation du festival coïncidera cette année avec la tenue à Errachidia de la 2-ème rencontre régionale sur le tourisme, qui sera l'occasion de dresser un état des lieux de l'activité touristique au niveau de la région Meknès-Tafilalet, définir la stratégie de promotion touristique de cette région qui dispose d'une panoplie d'atouts, et lancer le grand projet de Pays d'Accueil Touristique désert et Oasis (PAT/DO).

Il s'agit d'un plan d'action élaboré par le ministère du Tourisme visant le développement d'un tourisme rural dans les oasis et les zones présahariennes.

Le PAT/DO, qui constitue un axe stratégique de la nouvelle politique touristique et l'un des objectifs tracés dans le cadre de la vision 2010, se présente sous forme de mesures qui englobent les différents volets afférents au développement d'une filière allant de l'aménagement à la formation, de la réglementation à l'information et à la promotion du produit.


MAP



mardi 11 mars 2008

Tafilalet renoue avec le Melhoun, cet art plusieurs fois séculaire

S'il est vrai que l'art du melhoun nous offre un imposant corpus de poèmes et de chants conservés et véhiculés par une double tradition orale et de manuscrits et, à travers ses chantres, nous livre la plus élaborée des formes de versification en arabe dialectal marocain, sa valeur n'est pas à rechercher dans la seule donne musicale, mais plutôt dans le riche répertoire encore inexploré.

Expression d'une mémoire collective, plusieurs fois séculaire, peaufinée en prouesses métriques et poétiques. Le melhoun, qui sera célébré dans son berceau (Tafilalet) à travers le festival Sijilmassa, du 30 mai au 1er juin, est en soi une référence à une culture populaire complexe où coexistent religieux, profane et fantastique.

Ce trésor, qui est, certes, un art du sens et du texte, ne peut se réduire à la seule poésie ou musique exprimant des sentiments, il est la mémoire qui enrichit le patrimoine culturel du pays, instruit ses enfants et appelle les Marocains à s'attacher à tout ce qui est beau et sublime.

Il est aussi la seule forme d'art qui a joué à la perfection le rôle de trait d'union entre le passé et le contemporain de notre peuple, que ce soit sur le plan de l'espace ou des cultures.

Ce grand art, d'une rare finesse, est toujours en mesure à contribuer à parfaire le patrimoine culturel du Maroc d'aujourd'hui, à condition qu'il soit perçu comme étant l'expression de la mémoire collective et non comme un art de spectacle et de chant.

Le riche répertoire du melhoun, encore inexploré, constitue un trésor inestimable et sa conservation ne doit pas consister à le placer dans un musée et à l'exposer comme s'il représentait tout ce qui nous reste du passé.

L'On peut se demander combien de poèmes de melhoun ont été chantés jusqu'à présent et combien de "qsidas" ont été seulement récitées.

Cheikh Moulay Driss Alaoui, connu dans le Tafilalet comme étant l'un des grands poètes du melhoun qui compte à son actif environ 200 qsidas, a révélé que déjà en 1970 "on recensait grossièrement quelque 5000 qsidas", ce qui veut dire que le répertoire chanté constitue une infime partie de ce riche trésor que s'il n'est pas revalorisé pourrait être menacé d'extinction.

"L'art du melhoun a traité de tous les sujets que l'on peut imaginer. C'est toute une histoire d'un peuple épris de beauté. il est son miroir et son reflet", a-t-il soutenu.

"La conservation du melhoun est un devoir qui incombe à tout un chacun féru de créativité et de beauté. Nous sommes tous concernés ", a-t-il insisté.

La tendance vers le spectacle ne peut cependant servir le melhoun, car le passage au divertissement auquel sont condamnés les arts traditionnels ne peut être rassurant.

L'organisation de festivals célébrant cet art, à l'image de celui de Sijilmassa, est, incontestablement, une initiative louable à plus d'un titre, mais la valorisation de ce trésor ne peut être réduite à cette unique optique.

Des recherches approfondies et des études soutenues sur le melhoun sont requises pour y trouver, voire y redécouvrir une tradition nouvelle, dont la genèse remonte loin dans le temps, confluence des nombreux événements qu'a vécus le Maroc, pays dont le peuple s'est abreuvé à la source de civilisations millénaires.

Le festival de Sijilmassa du Melhoun, initié par le ministère de la Culture, en partenariat avec la province d'Errachidia à Tafilalet, d'où sont issus les ténors et les grands poètes qui, en sillonnant les grandes villes du Maroc, permirent à cet art de rayonner et de se développer avec le soutien d'un corps d'artisans et de métiers d'art, mais aussi avec le contact des arts citadins.

La rencontre du malhoun avec le "zajal" andalou, le "mouwashahö et la poésie classique le fit progresser peu à peu, il développa de nouveaux thèmes, de nouvelles métriques et rythmes et une versification savante et riche.

MAP

Errachidia - Femme marocaine : Plusieurs projets en vue

Plusieurs activités : caravanes, forums, campagne de sensibilisation, tables rondes et colloques, sont programmées par des secteurs publics, associations et syndicats au niveau de la province d'Errachidia pour célébrer comme il se doit la Journée mondiale de la femme.

L'activité phare de cette grande fête de la femme est sans conteste le lancement, lundi prochain, à partir de la ville d'Errachidia par la ministre du développement social, de la famille et de la solidarité, Mme Nezha Skalli, de la "semaine de l'égalité" dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur "la participation politique de la femme, levier du développement social".

Organisée au niveau d'Errachidia avec le concours de l'Association troisième millénaire pour le développement de l'action sociale (ATMDAS) dans le Sud-est, cette campagne de sensibilisation vise à encourager la participation des femmes marocaines à la vie politique ainsi que leur représentativité dans les sphères politiques de prise de décision.

Après Errachidia, la caravane, qui s'étend jusqu'au 15 mars, sillonnera aussi les villes de Casablanca, El Jadida et Oujda.

Dans le cadre de sa visite à Errachidia, Mme la ministre procèdera également à l'inauguration d'un centre d'écoute pour femmes victimes de violence à la maison du citoyen.

Autre activité est non des moindres est celle prévue, dimanche, à l'initiative de la section locale de l'Union Marocaine du Travail (UMT) sur le thème "présence syndicale de la femme au niveau local".

Il est à noter aussi que l'Association Oum Elbanine pour la protection de la famille prévoit, ce samedi, une table ronde sur le thème : " la violence contre les femme : Quelle approche ?".

A Merzouga, les délégations provinciales du ministère de l'éducation nationale et de l'entraide nationale organisent, en collaboration avec un collectif associatif (Association 8 mars pour la protection de la femme et de l'enfance, l'Association Al Michâal pour la culture et l'art et l'association Dejjou pour la femme et l'environnement) plusieurs activités parallèles en célébration de la Journée internationale de la femme.

Organisées sur le thème "Tous pour une participation de la femme au développement durable", ces activités s'articulent autour d'une conférence sur les droits de la femme entre conventions internationales et moudawana, une exposition de produits d'artisanat confectionnés par les femmes de la région ainsi que des spectacles d'animation pour enfants.

MAP

lundi 10 mars 2008

Tafilalet renoue avec le melhoun, cet art plusieurs fois séculaire

S'il est vrai que l'art du melhoun nous offre un imposant corpus de poèmes et de chants conservés et véhiculés par une double tradition orale et de manuscrits et, à travers ses chantres, nous livre la plus élaborée des formes de versification en arabe dialectal marocain, sa valeur n'est pas à rechercher dans la seule donne musicale, mais plutôt dans le riche répertoire encore inexploré, expression d'une mémoire collective, plusieurs fois séculaire, peaufinée en prouesses métriques et poétiques.

Le melhoun, qui sera célébré dans son berceau (Tafilalet) à travers le Festival Sijilmassa, du 30 mai au 1er juin, est en soi une référence à une culture populaire complexe où coexistent religieux, profane et fantastique.

Ce trésor, qui est, certes, un art du sens et du texte, ne peut se réduire à la seule poésie ou musique exprimant des sentiments, il est la mémoire qui enrichit le patrimoine culturel du pays, instruit ses enfants et appelle les Marocains à s'attacher à tout ce qui est beau et sublime.

Il est aussi la seule forme d'art qui a joué à la perfection le rôle de trait d'union entre le passé et le contemporain de notre peuple, que ce soit sur le plan de l'espace ou des cultures.

Ce grand art, d'une rare finesse, est toujours en mesure à contribuer à parfaire le patrimoine culturel du Maroc d'aujourd'hui, à condition qu'il soit perçu comme étant l'expression de la mémoire collective et non comme un art de spectacle et de chant.

Le riche répertoire du melhoun, encore inexploré, constitue un trésor inestimable et sa conservation ne doit pas consister à le placer dans un musée et à l'exposer comme s'il représentait tout ce qui nous reste du passé.

L'On peut se demander combien de poèmes de melhoun ont été chantés jusqu'à présent et combien de "qsidas" ont été seulement récitées.

Cheikh Moulay Driss Alaoui, connu dans le Tafilalet comme étant l'un des grands poètes du melhoun qui compte à son actif environ 200 qsidas, a révélé que déjà en 1970 ""on recensait grossièrement quelque 5000 qsidas", ce qui veut dire que le répertoire chanté constitue une infime partie de ce riche trésor que s'il n'est pas revalorisé pourrait être menacé d'extinction.

"L'art du melhoun a traité de tous les sujets que l'on peut imaginer. C'est toute une histoire d'un peuple épris de beauté. il est son miroir et son reflet", a-t-il soutenu.

"La conservation du melhoun est un devoir qui incombe à tout un chacun féru de créativité et de beauté. Nous sommes tous concernés", a-t-il insisté.

La tendance vers le spectacle ne peut cependant servir le melhoun, car le passage au divertissement auquel sont condamnés les arts traditionnels ne peut être rassurant.

L'organisation de Festivals célébrant cet art, à l'image de celui de Sijilmassa, est, incontestablement, une initiative louable à plus d'un titre, mais la valorisation de ce trésor ne peut être réduite à cette unique optique.

Des recherches approfondies et des études soutenues sur le melhoun sont requises pour y trouver, voire y redécouvrir une tradition nouvelle, dont la genèse remonte loin dans le temps, confluence des nombreux événements qu'a vécus le Maroc, pays dont le peuple s'est abreuvé à la source de civilisations millénaires.

Le Festival de Sijilmassa du melhoun, initié par le ministère de la Culture, en partenariat avec la province d'Errachidia à Tafilalet, d'où sont issus les ténors et les grands poètes qui, en sillonnant les grandes villes du Maroc, permirent à cet art de rayonner et de se développer avec le soutien d'un corps d'artisans et de métiers d'art, mais aussi avec le contact des arts citadins.

La rencontre du malhoun avec le "zajal" andalou, le "mouwashahö et la poésie classique le fit progresser peu à peu, il développa de nouveaux thèmes, de nouvelles métriques et rythmes et une versification savante et riche.

MAP





Errachidia - Bibliothèque Abou Salem : Un trésor de manuscrits rares menacés de déperdition

Fondée en l'an 1055 de l'hégire à la zaouia de Sidi Hamza, la bibliothèque Abou Salem qui connut son apogée avec l'arrivée du savant théologien Abou Salem El Ayachi, est riche en manuscrits très rares, qui n'existent nulle part ailleurs, dans les différentes domaines de la culture, de la science, de la philosophie et de la théologie.

Ce trésor hors pair, hélas ignoré de l'histoire culturelle de la région d'Errachidia, mérite bien qu'on y jette un regard.

Dans une pièce obscure en contrebas d'un énième palier on trouve des vieilles armoires en bois massif et sans grâce particulière, mais dans lesquelles sont rangées pas moins de 1200 collections dont certaines sont composées de plusieurs volumes, tous manuscrits et calligraphiés dans le plus pur style "Maghribe".

En feuilletant avec grand soin quelques titres, les pages disent long sur la volupté avec laquelle elles ont été écrites. Les têtes de chapitres, de paragraphes, comme les mots clés, sont calligraphiés en lettres dorées, vertes, rouges ou violettes qui leur permettent de se détacher des textes écrits en "Smeq" noir ou bien marron. Cela donne à l'ensemble des textes une beauté singulière qui les rend attrayants pour l'esprit.

Les sujets traités sont très variés comme en témoignent les différents catalogues. Alors que l'on s'attend à ne trouver dans ces lieux beaux, certes, mais austères, qu'une littérature religieuse ou philosophique, un parcours de ces catalogues, eux-mêmes chefs-d'oeuvre, donne une idée de la palette étendue des sujets étudiés.

Ce lieu de méditation soufie, fut aussi, et comment pourrait-il en être autrement dès lors que l'on parle de soufisme, un lieu de savoir. on peut y trouver des essais sur les commentaires des hadith, des Taffassirs (commentaires du coran) mais aussi des livres d'histoire, de philosophie, d'astronomie, d'algèbre et de géométrie, ainsi que de médecine.

Et ceci sans compter une part importante des ouvrages et non des moindres qui ont été confiés à d'autres bibliothèques, ni de ceux qui, avant l'indépendance du pays, étaient allés enrichir le patrimoine des "puissants-particuliers".

Cette bibliothèque, unique en son genre, a été progressivement alimentée en manuscrits par les Aït Ayach, tels Abou Salem El Ayachi et son fils Hamza, qui procuraient ces documents aux cours de voyages effectués à la Mecque ou ailleurs.

Elle contient aujourd'hui des manuscrits très rares, comme c'est le cas par exemple du "Charh El Jazoulia" d'El Abidi, des écrits d'Ibn Abi Rabia'El Ichbili enterré à Sebta, des manuscrits d'Ibn Hariq' El Balensi, d'Ibn Melkoun ou de Faraj Ibn Loub, ainsi que d'autres documents rares auxquels s'ajoutent les écrits des érudits de la Zaouia El Ayachia eux-mêmes.

Ce trésor, qui présente un haut lieu culturel, de savoir et de science, est toutefois menacée de déperdition si des travaux de conservation ne sont pas menés par des spécialistes en la matière.

Par Labrim Abdelouahed
MAP

Errachidia : Le barrage Hassan Addakhil enregistre un taux de remplissage de plus de 53%

Les retenues du barrage Hassan Addakhil, qui assure le double rôle de protection des oasis et de la vallée de Ziz contre les crues et de soutien d'étiage, ont atteint à la date du 25 février 2008, 170,883 millions de m3, soit un taux de remplissage de 53,2%, a indiqué la direction de la région hydraulique de Guir-Rhéris-Ziz (DRH).

Ce taux s'inscrit toutefois en baisse par rapport à la même période de l'année 2007 où les retenues du barrage avaient atteint 263,2 millions m3, correspondant à un taux de remplissage de 73,6%, précise-t-on.

Les crues enregistrées le 24 février 2008 au niveau du bassin de Ziz ont généré des apports supplémentaires évalués à environ 10,8 millions de m3 au niveau du barrage Hassan Addakhil, relève la même source qui ajoute que les apports pluviométriques enregistrés durant cette période sur les périmètres de Ziz, Rhéris et Guir ont contribué à l'irrigation des terrains agricoles et permis aussi de soulager la nappe sous-jacente.

Depuis le début de la campagne agricole en septembre 2007 à ce jour, la moyenne des précipitations enregistrées au niveau de la province a atteint 152 mm, contre 243 mm durant la même période (septembre 2006 - février 2007) de la campagne précédente.

Ces réserves en eau, conjuguées aux importantes précipitations, favorisent les conditions optimales pour réussir une campagne agricole "normale", souligne-t-on auprès de l'Office de mise en valeur agricole du Tafilalet (ORMVA-TF), qui assure que toutes les mesures ont été prises pour la mise à la disposition des agriculteurs d'intrants et de semences servant à l'emblavement de quelques 36.000 hectares de céréales.

La province d'Errachidia avait connu durant la période allant du 25 au 27 mai 2006 de fortes précipitations qui avaient atteint des niveaux exceptionnels dans certaines zones, en particulier à Tinjdad et Merzouga avec 94,7 mm et 112 mm, soit respectivement des taux de 196% et 100% par rapport à la pluviométrie d'une année normale.

Les intempéries et crues avaient fait 6 morts et causé l'effondrement de 282 logements, dont 112 totalement, et endommagé 29 auberges (9 en totalité), 27 locaux de commerce (21 entièrement effondrés) et 49 murs de clôture, dont 8 en totalité, rappelle-t-on.

La plus grande catastrophe qu'avait connue la région a été enregistrée le 5 décembre 1965 quant l'oued Ziz s'était déchaîné et provoqué avec un débit estimé à 3.000 m3/s des inondations dévastatrices qui avaient laissé 25.000 personnes sans abris et détruit près de 75.000 oliviers et 16.000 palmiers.

MAP

Errachidia : Présentation des plans de développement communaux de quatre communes rurales

Les plans de développement communaux (PDC), fruits d'un processus de planification stratégique participative en mesure de placer quatre communes de la province d'Errachidia (Erteb, Aoufous, Arabe Sabah Ziz et Ferkla Al Oulia) comme principaux acteurs de développement de leur territoire, ont été présentés jeudi à Errachidia.

Conçus et financés par l'Agence américaine pour le développement international (USAID) dans le cadre du Projet de Gouvernance Locale (PGL), en partenariat avec la Direction Générale des collectivités locales et le ministère de l'habitat, de l'urbanisme et de l'aménagement de l'espace, les plans de développement des quatre communes précitées se déclinent en mesures pratiques et efficientes favorables à la création des conditions propices à l'émergence d'une démarche de gouvernance locale participative, renforçant l'implication durable des différents acteurs locaux dans le processus de planification et de gestion des projets.

S'inscrivant dans l'esprit et la philosophie de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), les PDC ont été élaborés sur quatre étapes, à savoir le renforcement des capacités des acteurs locaux à travers l'organisation de plusieurs sessions de formation au profit des animateurs locaux et membres des comités locaux du développement humain, la réalisation de diagnostics territoriaux participatifs, l'appui financier à la réalisation d'actions de proximité et l'accompagnement des communes concernées dans l'élaboration de leurs plans de développement.

Ouvrant les travaux de cette réunion, le gouverneur de la province d'Errachidia, M. Abdellah Amimi, a loué les efforts de l'USAID en matière d'accompagnement et d'assistance technique des collectivités locales dans le processus de planification stratégique du développement humain et économique.

Le projet de gouvernance locale s'inscrit en parfaite symbiose avec l'esprit de l'INDH, qui prône l'approche participative et consacre la politique de proximité, a-t-il dit, se félicitant à cet égard des efforts déployés par tous les acteurs concernés.

Pour sa part, la directrice de l'USAID/Maroc, Mme Stein-Olson, a indiqué que le PGL s'inscrit dans le prolongement des actions entreprises par l'Agence au Maroc.

Le PGL, qui est un programme d'appui visant en particulier l'amélioration des performances des collectivités locales en matière de gestion territoriale, de planification stratégique du développement humain et économique et de bonne gouvernance locale, s'assigne pour finalité principale de renforcer le processus de démocratisation ainsi que l'appropriation citoyenne de ce processus par l'ensemble de la population, du simple citoyen au décideur local ou national.

MAP